Mathieu
Demester

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Mathieu tisse des liens entre son enfance sur les marchés, son rapport au millieu marin et son appartenance à la culture punk. Le rose est ce qui ressort le plus dans son travail. Cette matière gourmande se rapproche des denrées alimentaires dont la couleur renforce le côté guimauve, chewing-gum et meringue mais qui renvoie aussi à l’élégance, à la sensualité et à la chair. 

Ayant vécu toute son enfance en Bretagne et surtout dans les Côtes d’Armor, Mathieu a été confronté à des paysages très colorés et des architectures en pierre, notamment en grès rose. Il s’identifie à ses sculptures et à leur nature ambivalente tout comme ce qui se cache derrière l’apparence de ces formes roses pouvant être plus lourdes qu’elles ne le semblent. De Jackson Pollock avec le dripping à Damien Hirst pour les peintures «Cerisiers en fleurs», les artistes influençant sa pratique sont les nouveaux réalistes tels que Yves Klein pour la pureté du choix de ses couleurs et Christo pour ses empactages. Son regard se porte aussi sur le travail de César pour ses expansions, Bram Bogart pour ses généreuses peintures, Anish Kapoor et Franz West avec leurs choix de forme et les dimensions qu’ils leurs donnent.

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