© 2019 Biennale de Paname

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Premier rêve. L’entrée du labyrinthe. Un corridor orné de panneaux et de tissus gris. Un piédestal, modeste. On s’en approche : une minuscule crotte de nez en verre, de quelques millimètres à peine, cristallisée, posée dessus. Réveil ? Non.

Enchaînement. Deuxième rêve. L’élévation. Un escalier en bois récupéré, à la fois solide et incertain. Rien qu’à le regarder, on y monte, puis on redescend. Après tout, qu’est-ce qu’un rêve sinon un passage à d’autres niveaux ? Troisième rêve.

Maintenant, le corridor est noir. Une porte en plexiglass, fermée. On ne peut y entrer qu’en petit nombre – idéalement, un par un. C’est la porte d’un WC. Une fois la porte fermée, on ne peut avancer (sortir?) qu’en tirant la chasse d’eau (!) ; on sent alors qu’on tourne sans bouger, on ouvre de nouveau la porte, la même, et nous voilà «ailleurs». 

Texte de Makis Malafékas